La revolution dans les pays de l’Afrique noire [1966]

[DIANGANI, Lungela]. La Révolution dans les pays de l’Afrique noire. n.p.: n.p., n.d. [1966]. 4 p.; 21 x 29.5 cm.; black ink on white stock.

This little-known text constitutes Lungela Diangani’s contribution to the 7th congress of the Situationist International, held from 5-13 July 1966. Lungela was a member of the SI from July 1966 to late 1967. While his production was limited, he was respected by Debord (see, for instance, Correspondance vol. 3 p. 127)

The author begins by stating that he only learned about the SI 6 months before. He then argues that, while the underlying principles of revolutionary theory are the same across geographies, the applications of such principles may vary by region.  He then goes on to explain Africa’s unique characteristics (e.g., lack of individual property, colonialism and anti-colonialism, etc.), but reaffirms that “struggles in underdeveloped countries are about class, not race” and lambasts the pan-Africanist movement. He concludes that “Nationalism, Panafricanism, Negritude, and African Socialism are concepts that revolutionaries must bury. They must also reject racial homogeneity of Sub-saharan Africa” (translations are mine)

The full text has been reproduced here.  It was also reproduced and translated into English in The Other Country / L’Autre Pays (Ed. Vincent Meesen) in 2018 (pp. 52-55). This catalogue is structured around installations by Vincent Meessen which examine the influence of the Situationist International in Sub-Saharan Africa, notably through figures such as Lungela Diangani and Omar Blondin Diop. Of particular interest is Pedro Monaville’s text “Sur le passage de quelques congolais a travers l’Internationale Situationniste/ On the Passage of a Few Congolose Through the Situationist International” (pp. 57-65), where the author, a historian of modern Africa, describes how Debord got interested in the Congo and how Lungela became a member of the SI.

We locate one copy as part of the Debord archive at the BNF (see here)

IMG_4538IMG_4539IMG_4540IMG_4541M. Khayati and A. Becker at the 7th SI congress in 1966.

Les Luttes de Classes en Algérie [1965]

[DEBORD, Guy]. Internationale Situationniste. Les Luttes de Classes en AlgerieParis: Internationale Situationniste, December 1965. Two-sided broadside. 56 x 45 cm.; black ink on white stock.

Text by Guy Debord, published as an addendum to issue 10 of Internationale Situationniste (March 1966). It discusses Boumedienne’s putsch in Algeria, which marks the end of the self-management experience in Algeria. The text has been transcribed and reproduced here: https://sinedjib.com/index.php/2016/09/03/luttes-classes/

BnF 88-90, Gonzalvez 123, Lacroix 196, Raspaud & Voyer 118 . Not in Scheppe & Ohrt. We locate copies at Michigan, Yale and the BNF.

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Adresse aux prolétaires et aux jeunes révolutionnaires arabes et israéliens contre la guerre et pour la révolution prolétarienne [1976]

[KHAYATI, Mustapha] KHAYATI, Mustapha; LAKHDAR, Latif; et al. Adresse aux prolétaires et aux jeunes révolutionnaires arabes et israéliens contre la guerre et pour la révolution prolétarienne. Paris, May 1976. 12 p.; 21 x 30 cm.; staple white sheets with text in black

Text published as an addendum to the third issue of Francois Maspero’s periodical Khamsin: Revue des socialistes révolutionnaires du Proche-Orient. Signatories include Hakima Berada, Maroine Dib, Dany Diner, Avishai Ehrlich, Abdul-Kader El-Janaby, Emir Harbi, Lea Horowitz, Mustapha Khayati, Kamal Lahbadi, Latif Lakhdar, Eli Lobel, Moshe Machover, Mikhal Marouane, Moshe Speier, Khalil Toma et Abadhallah Zannan. The manifesto would later be partially reprinted in Jeune Taupe no. 10 (June 1976). 

Adresse aux prolétaires et aux jeunes révolutionnaires arabes et israéliens contre la guerre et pour la révolution prolétarienne is a call for Arab and Israeli proletariat to join forces in the sole struggle that is worth their while:”the destruction of the capitalistic order and, from its ashes, the rise of a revolutionary society where the total liberation of each individual allows for the total liberation of all people” (translation is mine). The manifesto – which came out of a gathering on May 1-2, 1976 in Paris of left-leaning Arab and Isareli intellectuals – is believed to be the first joint revolutionary address by Arabs and Israelis. The tone and style suggest that Khayati played a significant role in drafting the text.

To our knowledge, this manifesto has never been reproduced in full online. Some excerpts are available here.

We locate a single copy on OCLC, part of Mustapha Khayati’s personal archive preserved at Yale’s Beinecke Library

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[Interlude] Raoul Vaneigem on Coronavirus [21 March 2020]

CORONAVIRUS – RAOUL VANEIGEM

RaoulVaneigem7

Traduction italienne ] [English Translation]

« Dehors, le cercueil, dedans la télévision, la fenêtre ouverte sur un monde fermé ! »

paru dans lundimatin#234, le 21 mars 2020

Contester le danger du coronavirus relève à coup sûr de l’absurdité. En revanche, n’est-il pas tout aussi absurde qu’une perturbation du cours habituel des maladies fasse l’objet d’une pareille exploitation émotionnelle et rameute cette incompétence arrogante qui bouta jadis hors de France le nuage de Tchernobyl ? Certes, nous savons avec quelle facilité le spectre de l’apocalypse sort de sa boite pour s’emparer du premier cataclysme venu, rafistoler l’imagerie du déluge universel et enfoncer le soc de la culpabilité dans le sol stérile de Sodome et Gomorrhe. [1]

La malédiction divine secondait utilement le pouvoir. Du moins jusqu’au tremblement de terre de Lisbonne en 1755, lorsque le marquis de Pombal, ami de Voltaire, tire parti du séisme pour massacrer les jésuites, reconstruire la ville selon ses conceptions et liquider allègrement ses rivaux politiques à coups de procès « proto-staliniens. » On ne fera pas l’injure à Pombal, si odieux qu’il soit, de comparer son coup d’éclat dictatorial aux misérables mesures que le totalitarisme démocratique applique mondialement à l’épidémie de coronavirus.

Quel cynisme que d’imputer à la propagation du fléau la déplorable insuffisance des moyens médicaux mis en œuvre ! Cela fait des décennies que le bien public est mis à mal, que le secteur hospitalier fait les frais d’une politique qui favorise les intérêts financiers au détriment de la santé des citoyens. Il y a toujours plus d’argent pour les banques et de moins en moins de lits et de soignants pour les hôpitaux. Quelles pitreries dissimulera plus longtemps que cette gestion catastrophique du catastrophisme est inhérente au capitalisme financier mondialement dominant, et aujourd’hui mondialement combattu au nom de la vie, de la planète et des espèces à sauver.

Sans verser dans cette resucée de la punition divine qu’est l’idée d’une Nature se débarrassant de l’Homme comme d’une vermine importune et nuisible, il n’est pas inutile de rappeler que pendant des millénaires, l’exploitation de la nature humaine et de la nature terrestre a imposé le dogme de l’anti-physis, de l’anti-nature. Le livre d’Eric Postaire, Les épidémies du XXIe siècle, paru en 1997, confirme les effets désastreux de la dénaturation persistante, que je dénonce depuis des décennies. Evoquant le drame de la « vache folle » (prévu par Rudolf Steiner dès 1920), l’auteur rappelle qu’en plus d’être désarmés face à certaines maladies nous prenons conscience que le progrès scientifique lui-même peut en provoquer. Dans son plaidoyer en faveur d’une approche responsable des épidémies et de leur traitement, il incrimine ce que le préfacier, Claude Gudin, appelle la ’ philosophie du tiroir caisse ’. Il pose la question : « A subordonner la santé de la population aux lois du profit, jusqu’à transformer des animaux herbivores en carnivores, ne risquons-nous pas de provoquer des catastrophes fatales pour la Nature et l’Humanité ? » Les gouvernants, on le sait, ont déjà répondu par un OUI unanime. Quelle importance puisque le NON des intérêts financiers continue de triompher cyniquement ?

Fallait-il le coronavirus pour démontrer aux plus bornés que la dénaturation pour raison de rentabilité a des conséquences désastreuses sur la santé universelle – celle que gère sans désemparer une Organisation mondiale dont les précieuses statistiques pallient la disparition des hôpitaux publics ? Il existe une corrélation évidente entre le coronavirus et l’effondrement du capitalisme mondial. Dans le même temps, il apparaît non moins évidemment que ce qui recouvre et submerge l’épidémie du coronavirus, c’est une peste émotionnelle, une peur hystérique, une panique qui tout à la fois dissimule les carences de traitement et perpétue le mal en affolant le patient. Lors des grandes épidémies de peste du passé, les populations faisaient pénitence et clamaient leur coulpe en se flagellant. Les managers de la déshumanisation mondiale n’ont-ils pas intérêt à persuader les peuples qu’il n’y a pas d’issue au sort misérable qui leur est fait ? Qu’il ne leur reste que la flagellation de la servitude volontaire ? La formidable machine médiatique ne fait que ressasser le vieux mensonge du décret céleste, impénétrable, inéluctable où l’argent fou a supplanté les Dieux sanguinaires et capricieux du passé.

Le déchaînements de la barbarie policière contre les manifestants pacifiques a amplement montré que la loi militaire est la seule chose qui fonctionnait efficacement. Elle confine aujourd’hui femmes, hommes et enfants en quarantaine. Dehors, le cercueil, dedans la télévision, la fenêtre ouverte sur un monde fermé ! C’est une mise en condition capable d’aggraver le malaise existentiel en misant sur les émotions écorchées par l’angoisse, en exacerbant l’aveuglement de la colère impuissante.

Mais même le mensonge cède à l’effondrement général. La crétinisation étatique et populiste a atteint ses limites. Elle ne peut nier qu’une expérience est en cours. La désobéissance civile se propage et rêve de sociétés radicalement nouvelles parce que radicalement humaines. La solidarité libère de leur peau de mouton individualiste des individus qui ne craignent plus de penser par eux-mêmes.

Le coronavirus est devenu le révélateur de la faillite de l’État. Voilà au moins un sujet de réflexion pour les victimes du confinement forcé. Lors de la parution de mes Modestes propositions aux grévistes, des amis m’ont remontré la difficulté de recourir au refus collectif, que je suggérais, d’acquitter les impôts, taxes, prélèvements fiscaux. Or, voilà que la faillite avérée de l’État-escroc atteste un délabrement économique et social qui rend absolument insolvables les petites et moyennes entreprises, le commerce local, les revenus modestes, les agriculteurs familiaux et jusqu’aux professions dites libérales. L’effondrement du Léviathan a réussi à convaincre plus rapidement que nos résolutions de l’abattre.

Le coronavirus a fait mieux encore. L’arrêt des nuisances productivistes a diminué la pollution mondiale, il épargne une mort programmée à des millions de personnes, la nature respire, les dauphins reviennent batifoler en Sardaigne, les canaux de Venise purifiés du tourisme de masse retrouvent une eau claire, la bourse s’effondre. l’Espagne se résout à nationaliser les hôpitaux privés, comme si elle redécouvrait la sécurité sociale, comme si l’État se souvenait de l’Etat-providence qu’il a détruit.

Rien n’est acquis, tout commence. L’utopie marche encore à quatre pattes. Abandonnons à leur inanité céleste les milliards de bank-notes et d’idées creuses qui tournent en rond au-dessus de nos têtes. L’important, c’est de « faire nos affaires nous-mêmes » en laissant la bulle affairiste se défaire et imploser. Gardons-nous de manquer d’audace et de confiance en nous !

Notre présent n’est pas le confinement que la survie nous impose, il est l’ouverture à tous les possibles. C’est sous l’effet de la panique que l’Etat oligarchique est contraint d’adopter des mesures qu’hier encore il décrétait impossibles. C’est à l’appel de la vie et de la terre à restaurer que nous voulons répondre. La quarantaine est propice à la réflexion. Le confinement n’abolit pas la présence de la rue, il la réinvente. Laissez-moi penser, cum grano salis , que l’insurrection de la vie quotidienne a des vertus thérapeutiques insoupçonnées.

17 mars 2020

Raoul Vaneigem

 

[1Cet article est issu d’un recueil de textes et d’entretiens à paraître aux éditions Grevis et qui s’intitulera L’insurrection de la vie quotidienne.

Die Welt Als Labyrinth [CATALOG] [2018]

Die Welt Als Labyrinth.  Geneva: MAMCO, 2019. 63 p.; ill.; 48 x 32 cm.; black ink on newspaper stock. Catalog from the exhibition held at the MAMCO Museum in Geneva between February and May 2018.

The publication “Die Welt als Labyrinth” (The world as Labyrinth) relates back to the exhibition dedicated to the Situationist International which took place at MAMCO in the Spring of 2018 and is shaped as a journey through some episodes of this story. This exhibition was the occasion to reflect on the paradox that is raised by any presentation of these last twentieth-century avant-gardes: how to exhibit in a museum people who were systematically opposed to cultural institutions? (Printed Matter)

The illustration on the front cover is an untitled darboard collage from the Situationist exhibition Destruktion af RSG-6 at the gallery Exi, Odense, Denmark in 1963.

The title of the exhibition “refers to an unfulfilled project for a Situationist exhibition at the Stedelijk Museum Amsterdam in 1960, and shows up one of the questions that are raised by any presentation of these avant-garde movements: how to exhibit in a museum people who were systematically opposed to cultural institutions? Going further than a sabotaging of art through an unconventional register of forms and techniques, it was art as distinct social territory, governed by institutions, and determined by the market economy, that was in these movements’ crosshairs.” (MAMCO)

For more information and pictures of the exhibition, see https://www.galleriesnow.net/shows/die-welt-als-labyrinth/. For a video, see https://vimeo.com/288680033

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Della Miseria Nell’Ambiente Studentesco [1969]

KHAYATI, Mustapha. [De la Misere en Milieu Etudiant] Della Miseria Nell’ambiente Studentesco. Catania: Gruppo Anarchico M. Bakunin di Cosenza, November 1969. 32 p.; ill.; 17 x 23 cm.; ill.. White wrappers with text in black.

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Second Italian edition by Luigi Lo Celso, following the Feltrinelli edition in 1967. “During 1969 he came into contact with some members of the Italian Section of the Situationist International. He appropriates the critical thinking of the situationists and begins its dissemination in Cosenza, distributing the first issue of the Italian edition of the magazine. In November of the same year, admist the student struggles that shake Cosenza, he translates and prints Della Miseria under the “Bakunin” Group imprint. This version is accompanied by explanatory notes and two of Celso’s own writing (more details at http://www.bfscollezionidigitali.org/entita/13839-%E2%80%8Blo-celso-luigi/)

This edition is not accounted on either OCLC or in the trade.

L’Estremismo Coerente dei Situazionisti [1968]

[Internationale Situationniste]. L’estremismo coerente dei situazionisti / O extremismo coerente dos situacionistas. Milan: Ed. 912, November 1968. 190 p.; ill.; 16.7 x 11.7 cm.; ill. Purple cover with text in black.

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Early collection of Situationist works in translation, published before the Italian section of the S.I. could distribute its own texts.The front cover is illustrated with a portrait of Karl Marx stating (in Italian): “On 28 September 1964, it will be exactly one hundred years since we founded the Situationist International. It’s starting to take shape”. A leaflet was released by the S.I. on that day to commemorate the 100 year founding of the International Workingmen’s Association.

Contents include: A short chronology of the SI movement, translations into Italians of “De La Misere en Milieu Etudiant” (1966), “Adresse aux Revolutionnaires d’Algerie et de tous les Pays” (1965), “Le Declin et la Chute de l’Economie Spectaculaire-Marchande” (1965), “Contributions servant à rectifier l’opinion du public sur la révolution dans les pays sous-développés” (1967), “Le Point d’Explosion de l’Ideologie en Chine” (1967); “Definition Minimum des Organisations Revolutionnaires” (1968), a postface, a short bibliography, and a list of addresses for the S.I. and related groups (Heatwave, Zengakuren, Noir & Rouge…). A few of the above texts are also translated into Portuguese.

Raspaud & Voyer 143; Scheppe & Ohrt 356

These are Situationist Times! [2019]

PRESTSAETER, Ellef (Ed.). These are Situationist Times! An Inventory of Reproductions, Deformations, Modifications, Derivations, and TransformationsOslo: Torpedo Press, 2019. 352 p.; ill.; 22 x 28 cm.; heavily illustrated throughout.

Book released as part of These are Situationist Times!, a project of Torpedo Press in close collaboration with Jacqueline de Jong. The project consists of:

  • A digitization of all issues of Situationist Times by Monoskop
  • digital interface by The Scandinavian Institute for Computational Vandalism, retracing the magazine’s history through a series of video interviews with Jacqueline de Jong
  • series of exhibitions Jacqueline De Jong & The Situationist Times: Same Player Shoots Again! – curated by Ellef Prestsæter in collaboration with Torpedo and Jacqueline de Jong. These include
  • and finally a book, hereby presented, edited by Ellef Prestsæter. The table of contents can be found here.

The beautifully illustrated volume includes numerous reproductions from the original Situationist Times magazine (#1-6), but the highlight is the last section on the recently rediscovered, unfinished seventh issue: The “Pinball issue” (ca. 1973). Included are a “selection of materials assembled for the Pinball Issue of the Situationist Times, including original photographs by Hans Brinkman, previous unpublished essays by Brinkman and the psychologist Joost Mathijsen, an inventory of pinball machines in Amsterdam, books and flyers, clippings from magazines and newspapers, as well as correspondence with prospective collaborators” (p.259)

The book includes commissioned contributions by Éric Alliez, Ruth Baumeister, Christophe Bourseiller, Larry D. Busbea, Eric C. H. de Bruyn, Matthew Fuller, Rodolphe Gasché, Dennis Göttel, Institute for Computational Vandalism, Jakob Jakobsen, Karen Kurczynski, João Pedro Leão, İz Öztat, Juliette Pollet, Ellef Prestsæter, Margriet Schavemaker, Sean Snyder, McKenzie Wark. Also included are historical texts by
Roland Barthes, Hans Brinkman, Max Bucaille, Friedrich Wolfram Heubach, Jacqueline de Jong, Asger Jorn, Friedrich Kittler, Joost Mathijsen, Piero Simondo, Gianni-Emilio Simonetti, Alexander Trocchi, Paolo Virno, Bernd Jürgen Warneken

Pictures from the Torpedo website, where copies can be ordered here

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The Detroit Printing Co-Op: the Politics of the Joy of Printing [2019]

AUBERT, Danielle. The Detroit Printing Co-Op: the Politics of the Joy of PrintingLos Angeles: Inventory Press, 2019. 240 p.; ill.; 24 x 16 cm.

This exciting history of Fredy Perlman’s legendary press features a chapter on the Detroit Printing Co-Op’s translation and publication of Situationist works, including the first (unauthorized) English-language edition of Guy Debord’s Society of the Spectacle (Detroit: Black & Red, 1970). A worthwhile read for all those interested in the material conditions of production of Situationist (and more generally radical) texts in the United States.

Copies available from Artbook: https://www.artbook.com/9781941753255.html

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From the editor:

A timely exploration of political organizing, publishing, design and distribution in 1970s Detroit

In 1969, shortly after moving to Detroit with wife and partner Lorraine Nybakken, Fredy Perlman and a group of kindred spirits purchased a printing press from a Chicago dealer, transported it, in parts, back to Detroit in their cars and the Detroit Printing Co-op was born.

Operating between 1969 and 1980 out of southwest Detroit, the Co-op was the site for the printing of the first English translation of Guy Debord’s Society of the Spectacle and journals like Radical America, produced by the Students for a Democratic Society; books such as The Political Thought of James Forman printed by the League of Revolutionary Black Workers; and the occasional broadsheet, such as Judy Campbell’s stirring indictment, “Open letter from ‘white bitch’ to the black youths who beat up on me and my friend.”

Fredy Perlman was not a printer or a designer by training, but was deeply engaged in the ideas, issues, processes and materiality of printing. While at the Detroit Printing Co-op, he radically rethought the possibilities of print by experimenting with overprinting, collage techniques, different kinds of papers and so on. Behind the calls to action and class consciousness written in his publications, there was an innate sense of the politics of design, experimentation and pride of craft.

Building on research conducted by Danielle Aubert, a Detroit-based designer, educator and coauthor of Thanks for the view, Mr. Mies, The Politics of the Joy of Printing explores the history, output and legacy of the Perlmans and the Co-op in a highly illustrated testament to the power of printing, publishing, design and distribution.

Reviews:

“Danielle Aubert’s history of the Detroit Printing Co-op offers a refreshing example of graphic design as it was practiced in the most alternative of ways—not only outside of the mainstream design profession, but also against the prevailing capitalist economy premised on private ownership. For enthusiasts of graphic design, Fredy Perlman’s unexpected visually inventive designs for politically salient works offer a much needed example of how self-publishing and DIY printing, so in vogue today, can be used to not just make something, but to also say something.” —Andrew Blauvelt, Director, Cranbrook Museum of Art

King Mob Echo 1 – Original printer’s plates [1968]

King Mob. King Mob 1: King Mob Echo. n.p. [London: BCM/King Mob], n.d. [ca. April 1968]. 10 original printer’s plates, various dimensions.

Complete set of original printer’s plates for King Mob Echo 1. Of note, the first plate is the picture from the front page of an early issue of Ben Morea’s Black Mask, showcasing the connection between the two groups

This first issue of King Mob includes a front cover image of a menacing masked man (from Louis Feuillade’s film “Fantomas”) above a Karl Marx quotation (from “The Eighteenth Brumaire of Louis Napoleon”). Contents include: “The Return of the Repressed” by radical psychoanalysis scholar Norman O. Brown; “Desolation Row”, an excerpt “free translated from Raoul Vaneigem’s Traite de Savoir Vitre a l’Usages des Jeunes Generations” (1967); “Urban Gorilla Comes East”, the magazine’s only original King Mob statement, co-written by Phil Cohen (also known for his involvement with the London Street Commune and the 144 Piccadilly squat) and Donald Nicholson Smith. Reprinted in King Mob Echo: English Section of the Situationist International (London: Dark Star, 2000), pp. 71-81

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