Une existence délivrée de la séparation, de la marchandise et du pouvoir.La disparition de Raoul Vaneigem ne marque pas la fin d’une pensée. Une pensée ne meurt pas avec celui qui l’a portée lorsque son objet demeure vivant.Vaneigem n’a jamais proposé une doctrine à conserver, mais une exigence à éprouver. Face à l’économie de la survie, il a constamment opposé la vie. Face à la résignation organisée, il a rappelé que la liberté n’est pas une concession du pouvoir mais une création permanente des êtres humains.Le spectacle intégré a depuis perfectionné ce qu’il combattait déjà. Il recycle désormais la contestation en marchandise, transforme chaque révolte en contenu, chaque refus en identité consommable. Pourtant, cette sophistication ne réfute rien. Elle confirme seulement que la domination a dû se complexifier pour contenir une aspiration qui ne disparaît jamais : celle d’une existence délivrée de la séparation, de la marchandise et du pouvoir.L’œuvre de Vaneigem ne vaut ni comme relique ni comme monument. Elle demeure une réserve d’intelligence critique. Elle rappelle que l’émancipation ne consiste pas à mieux administrer l’aliénation, mais à abolir les conditions qui la produisent.Les situationnistes n’ont jamais demandé que l’on célèbre leurs noms. Ils ont demandé que l’on poursuive une critique sans complaisance de toutes les formes de dépossession.Le plus juste hommage rendu à Raoul Vaneigem ne réside donc ni dans la nostalgie ni dans la canonisation. Il réside dans la poursuite du combat contre toutes les métamorphoses de la société spectaculaire, aujourd’hui devenue société de reproduction du spectacle, où la représentation ne se contente plus de remplacer le réel mais s’insinue jusque dans l’expérience vécue.Un homme disparaît. Une exigence demeure.
Je suis parfaitement d’accord. On peut regretter le décès de l’homme sans idolâtrer le personnage ou figer ses idées. Il nous incombe de faire vivre la pensée de Raoul, de la dépasser – ce à quoi s’efforce l’OS depuis quelques années avec beaucoup de perspicacité.
En cette fin d’année , ” les presses du réel” éditent le livre D”Anne Marie Morice : “Guy Debord et la taverne des révoltés “. Retour sur ce bistrot d’Aubervilliers qui fut un lieu psychogéographique pour les internationaux lettristes. M.Bernstein y témoigne ses souvenirs..
Une existence délivrée de la séparation, de la marchandise et du pouvoir.La disparition de Raoul Vaneigem ne marque pas la fin d’une pensée. Une pensée ne meurt pas avec celui qui l’a portée lorsque son objet demeure vivant.Vaneigem n’a jamais proposé une doctrine à conserver, mais une exigence à éprouver. Face à l’économie de la survie, il a constamment opposé la vie. Face à la résignation organisée, il a rappelé que la liberté n’est pas une concession du pouvoir mais une création permanente des êtres humains.Le spectacle intégré a depuis perfectionné ce qu’il combattait déjà. Il recycle désormais la contestation en marchandise, transforme chaque révolte en contenu, chaque refus en identité consommable. Pourtant, cette sophistication ne réfute rien. Elle confirme seulement que la domination a dû se complexifier pour contenir une aspiration qui ne disparaît jamais : celle d’une existence délivrée de la séparation, de la marchandise et du pouvoir.L’œuvre de Vaneigem ne vaut ni comme relique ni comme monument. Elle demeure une réserve d’intelligence critique. Elle rappelle que l’émancipation ne consiste pas à mieux administrer l’aliénation, mais à abolir les conditions qui la produisent.Les situationnistes n’ont jamais demandé que l’on célèbre leurs noms. Ils ont demandé que l’on poursuive une critique sans complaisance de toutes les formes de dépossession.Le plus juste hommage rendu à Raoul Vaneigem ne réside donc ni dans la nostalgie ni dans la canonisation. Il réside dans la poursuite du combat contre toutes les métamorphoses de la société spectaculaire, aujourd’hui devenue société de reproduction du spectacle, où la représentation ne se contente plus de remplacer le réel mais s’insinue jusque dans l’expérience vécue.Un homme disparaît. Une exigence demeure.
Je suis parfaitement d’accord. On peut regretter le décès de l’homme sans idolâtrer le personnage ou figer ses idées. Il nous incombe de faire vivre la pensée de Raoul, de la dépasser – ce à quoi s’efforce l’OS depuis quelques années avec beaucoup de perspicacité.
Bonjour
En cette fin d’année , ” les presses du réel” éditent le livre D”Anne Marie Morice : “Guy Debord et la taverne des révoltés “. Retour sur ce bistrot d’Aubervilliers qui fut un lieu psychogéographique pour les internationaux lettristes. M.Bernstein y témoigne ses souvenirs..
Merci beaucoup, je commande cela