[DEBORD, Guy]. “Paris Match a retrouvé le mysterieux gourou de Lebovici” in Paris-Match 1819, 6 April 1984 (pp. 60-61). Paris, 1984.

Grainy, evidently clandestine photograph of Guy Debord, captioned as having caught the “mysterious guru of Lebovici” at his shuttered first-floor apartment in Arles. Gérard Lebovici had been murdered in the Avenue Foch car park on 5 March 1984, and months of press surveillance followed at Debord’s door — journalists and photographers staking out the square by the town hall, hoping for a glimpse through the shutters. Published a year later, Considerations on the assassination of Gerard Lebovici constitutes Debord’s response to wild rumors and slander from the press, who had insinuated his involvement in the murder without any evidence. It reproduces Paris-Match’s text (p.94-95) – translation is mine: “: “The March 30th issue of Paris-Match presents my blurry, distant photo as follows: ‘Who killed Gérard Lebovici? For many police officers—whether from the DST, the Renseignements Généraux, or the Homicide Division—one of the most serious leads points to the inner circle of Guy Debord, the enigmatic guru of the producer murdered in a parking garage on Avenue Foch in Paris. An obscure writer and filmmaker, a nihilistic philosopher and avowed anti-Soviet, this formidable agent of destabilization maintained ties with Italian and German intellectuals who were themselves closely linked to revolutionary groups like the Red Brigades and the Baader-Meinhof Gang. Now that Lebovici—his patron—is dead, Debord, who has already been questioned at police headquarters “to no avail,” lives as a recluse in Arles, behind the shutters of his apartment. That is where Paris-Match found him, withdrawn into his own mystery. On the first floor of an 18th-century building in the heart of Arles, Guy Debord and his wife no longer go out. They see few people and remain constantly on their guard.'” (p. 61). Debord would ask his lawyer, Thierry Levy, to sue Paris Match and a few other newspapers for libel (see Correspondance Vol.6, pp.259-261)

Photographie de mauvaise qualite, manifestement prise à la dérobée, de Guy Debord ; la légende indique qu’elle a surpris le « mystérieux gourou de Lebovici » à la fenêtre aux volets clos de son appartement du premier étage, à Arles. Gérard Lebovici avait été assassiné dans le parking de l’avenue Foch le 5 mars 1984 ; s’ensuivirent des mois de surveillance médiatique devant le domicile de Debord, journalistes et photographes guettant depuis la place de la mairie, dans l’espoir d’apercevoir quelqu’un au travers des volets. Publié un an plus tard, Considérations sur l’assassinat de Gérard Lebovici constitue la réponse de Debord aux rumeurs folles et aux calomnies de la presse, qui avait insinué son implication dans le meurtre sans la moindre preuve. L’ouvrage reproduit intégralement le texte de Paris-Match (p. 94-95) “Paris-Match du 30 mars présente ainsi ma vague photo lointaine : «Qui a tué Gérard Lebovici ? Pour beaucoup de policiers, qu’ils appartiennent à la D.S.T., aux Renseignements généraux ou à la Criminelle, une des pistes les plus sérieuses conduit vers l’entourage de Guy Debord, l’énigmatique gourou du producteur assassiné dans le parking de l’avenue Foch, à Paris. Écrivain confidentiel, cinéaste obscur, philosophe nihiliste doublé d’un antisoviétique déclaré, ce redoutable agent de déstabilisation était en relation avec des intellectuels italiens, allemands, qui étaient eux-mêmes très proches des groupes révolutionnaires, Brigades rouges et Bande à Baader. […] Aujourd’hui que Lebovici, son mécène, est mort, Debord, qui a déjà été entendu au Quai des Orfèvres “sans résultat”, mène une vie de reclus à Arles, derrière les volets de son appartement. C’est là que Paris-Match l’a retrouvé, replié sur son mystère. Au premier étage d’un immeuble du XVIIIe siècle, en plein centre-ville d’Arles, Guy Debord et sa femme ne sortent plus. Ils fréquentent peu de monde et sont perpétuellement aux aguets.» (p.61). Debord demanda à son avocat, Thierry Lévy, de poursuivre en justice Paris Match et quelques autres journaux pour diffamation (voir Correspondance vol. 6, p. 259-261).