BOUNAN, Michel. Original autograph manuscript for the preface (“Mise en garde”) to the new edition of Incitation à l’autodéfense. n.p. [Paris]: n.p., n.d. [September 2004]. Three loose leaves of white paper; written in blue ink on the rectos only; 21 x 29.7 cm. Heavily corrected with numerous cross-outs, marginal substitutions. Unique; from the author’s working papers.
This manuscript represents the complete, raw drafting process for the warning preface added to the 2005 Éditions Allia edition of Bounan’s critical handbook, Incitation à l’autodéfense. Michel Bounan—the radical physician and essayist whose orbit long intersected with Guy Debord and the post-Situationist milieu—uses these three dense pages to hone a sharp defense mechanism for those refusing the commodity system’s categories. The manuscript offers an illuminating look at the phonetic and lexical labor required to shape a piece of uncompromising modern theory.
It is difficult not to view this manuscript as a thematic sibling to what Debord accomplished in Considérations sur l’assassinat de Gérard Lebovici (1985). Both authors write under a storm of media slander (for instance, Bounan’s Le Temps du Sida had been lambasted by critics for HIV causal skepticism) and both construct their defenses by holding up a merciless mirror to the bad faith of their critics. Where Debord addresses specific police and journalistic rumors, Bounan targets the broader, insidious industry of academic “pseudo-critique” that loudmouths the system’s flaws only to reinforce its survival.
BOUNAN, Michel. Manuscrit autographe pour la préface (« Mise en garde ») a la nouvelle édition d’Incitation à l’autodéfense. s.l. [Paris] : s.n., s.d. [septembre 2004]. Trois feuillets de papier blanc ; encre noire et mine de plomb ; 21 x 29,7 cm. Nombreuses corrections et substitutions marginales. Provenance: Archives Michel Bounan.
Ce manuscrit donne à voir le processus de rédaction de la préface ajoutée à l’édition de 2005 du manuel critique de Bounan, Incitation à l’autodéfense. Michel Bounan — médecin et essayiste radical dont la trajectoire a longtemps croisé celle de Guy Debord et du milieu post-situationniste — déploie ces trois pages denses pour affûter un modèle d’autodéfense destiné à ceux qui refusent les catégories du système marchand. Le manuscrit offre un aperçu du travail lexical et phonétique requis pour façonner un texte de théorie moderne sans concession.
Il est difficile de ne pas voir dans ce manuscrit un écho à ce que Debord avait accompli dans ses Considérations sur l’assassinat de Gérard Lebovici (1985). Les deux auteurs écrivent sous un déluge de calomnies médiatiques (Le Temps du sida de Bounan avait étééreinté par la critique pour son scepticisme quant à la causalité du VIH) et tous deux construisent leur défense en tendant un miroir impitoyable à la mauvaise foi de leurs détracteurs. Là où Debord s’attaquait à des rumeurs policières et journalistiques précises, Bounan vise l’industrie plus large et insidieuse de la « pseudo-critique » universitaire qui dénonce bruyamment les vices du système pour mieux en garantir la survie.


